Saturday, April 02, 2011
Winter songs, slowly getting there
C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
Wednesday, March 16, 2011
Sleeping in the devil´s bed
I thought of you before I met you.
I miss you, I wish I´ve had the opportunity to learn how to live with you. It´s sad I know you so well and I´ve never seen you during daylight...
I don´t know if I can see you again.
I can see your hands.
I can remember your scent.
I have your body printed in my hands.
But I don´t want to.
Because now I belong to you. I am woman, sex, sweat, tears, rage, love, blood, honey, eyes, all stretched out in your bed.
And it is full of thorns.
I'll drown my beliefs
To have your babies
I'll dress like your niece
And wash your swollen feet
Just don't leave
Don't leave
I'm not living
I'm just killing time
Your tiny hands
Your crazy kitten smile
Just don't leave
Don't leave
And true love waits
In haunted attics
And true love lives
On lollipops and crisps
Just don't leave
Don't leave
Just don't leave
Don't leave
Radiohead, true love waits
(with help from Daniel Lanois)
Sunday, February 27, 2011
I was supposed to come here to get back my will to live. Stupid, the spark that gets you to wake up everyday lies within me and I´ve obviously lost it too long ago with no hope of getting it back.
So, if I can´t find love, if I can´t be loved, what it is the use of these long hours hooked to the needle? What is the use of those endless conversations with this or that physician? What is the point of anything?
Just die, die, die. Oh, please, love me or just let me get what I want this time.
Saturday, February 19, 2011
Wednesday, February 16, 2011
Tuesday, February 15, 2011
Friday, January 07, 2011
I am not there, I do not sleep.
I am in a thousand winds that blow,
I am the softly falling snow.
I am the gentle showers of rain,
I am the fields of ripening grain.
I am in the morning hush,
I am in the graceful rush
Of beautiful birds in circling flight,
I am the starshine of the night.
I am in the flowers that bloom,
I am in a quiet room.
I am in the birds that sing,
I am in each lovely thing.
Do not stand at my grave bereft
I am not there. I have not left.
Tuesday, December 21, 2010
Broken
In this year and this month, just drifting away.
dying...
send my regards to the living
To the winter
Brett Anderson
Called you on your private number
Left a message on your mobile phone
Even tried the operator
When I call, no one's home
Trying just so hard to reach you
Try to keep this thing alive
You are the woman I need to speak to
Didn't you know there's a monster inside
If you're gonna carry on then deep inside
I'll give my heart to the winter
If you leave I'll take this blade to carve your name into my ugliness
So I went and sat in the Crystal Palace
By the plastic dinosaurs
In my pocket was a piece of paper
And the writing look like yours
Starting picking thru' our conversations
Kicking thru' the rotten leaves
Never realize the implication
Didn't you know there's a monster in me
If you're gonna carry on then deep inside
I'll give my heart to the winter
If you leave I'll take this blade to carve your name into my ugliness
Summer's gone and there's no sun what have I done
I lost my love to the winter
Now my heart is cold and dark what have I done I've given our love away
Thursday, October 21, 2010
Wednesday, October 20, 2010
but I am Blue
please, cover my body with red and blue, yellow and green, black and purple. Cover me with love. Cover me with abandon. Love me like it is my last day. Love me like you wish it was my last day.
Enough salt running like a stream.
Just you.
Me, bloody me.
Fuck me and just let me die.
Tuesday, October 12, 2010
I am me
Wednesday, September 29, 2010
maybe it´s time
mis manos sin uñas, pellejos colgando al lado. manos de víctima, de asesina, de automutilada. piel color ceniciento, maltratada. piel de muerto. no es cierto. ¿has visto la piel de un muerto? yo sí. ví la piel de mi abuela mientras moría en mis brazos. ví la piel de mi amiga tirada en una esquina de su cuarto. vi la piel de él en su ataúd. vi la piel de aquel, de el marinero, acartonada mientras lo sacaban. mientras me entregaban sus dientes. vi la piel del hombre ahogado. la de la mujer atropellada. he visto piel. ¿me veo como ellos? ¿cómo parte de una broma cruel he terminado pareciéndome de manera anticipada a lo que seré pronto?
ya no quiero vivir.
me estoy dejado morir. supongo que puedo empezar a escribir ahora cómo un diario, un semana a semana, del tiempo que me tome morir.
ya no quiero vivir.
ya no quiero vivir.
Thursday, September 16, 2010
sad, broken, thank you
Tuesday, August 24, 2010
Veo un sillón, café, cubierto de diseños de flores, pero, ¿saben que se oculta al ojo poco avisor? pájaros. Nadie los recuerda, pero ahí hay pájaros, atrapados en una tela supuesta de lujo de clase media para adornar sin importunar, pero ahí están, pájaros que yo escuchaba cantar en las mañanas. En las noches me angustiaba la idea de todos esos pájaros atrapados sin poder volar. Horas despierta, aferrada a mi cobija pensando en ellos. Un día, desde la ventana ví como un niño caminaba sobre la cornisa del edificio de la contraesquina...
los pájaros revoloteaban nerviosos sobre mi hombro, angustia de salir y compartir la aventura prohibida de ese niño.
La niña, retraída, siempre castigada. Voz introvertida, imaginación callada, acostumbrada a decir siempre la verdad, la verdad que los adultos aceptaban, vió a un hombre pájaro pasearse a unos metros de ella, una figura grácil al mismo tiempo que temerosa caminar por un espacio mínimo, sonriendo al vacio.
detalles:
cuerpos adyacientes: Dallas y Trixie, mis caballos apache. Un vitral al fondo colgado de motivos vegetales. El cuadro azul de una jarra casi oxidada y limones amarillos. Un poco más y ves las hojas del bambú...

Eliza...
La jovencita de la izquierda... rebelde ruidosa, malhablada, sin rendirse a la rutina que la condena su condición de niña pobre, princesa espontánea que coqueta huye de su reflejo.
La muchacha de la derecha, sonriente, resignada a la vida que nunca será suya, rizos envidiados de infancia, aspecto de la mujer de decisiones duras que revolotea entre sus piernas.
La mujer de rojo. Mamá. Estás tomando mi mano. Mamá. Sonríes. No recuerdo verte sonreir. Tu rostro siempre joven, tus pantalones que me encanta usar. Tu pelo largo que no uso por miedo de parecerme a tí (tal vez porque no te merezco). Y estás tomando mi mano.
Tres hermosas hermanas.
Tres hermanas y dos mamás. Mi mamá. La mamá de mi mamá.
Mi abuela. abuelita.
Una señora mayor sostiene a un bebé, una niña, vestida con su mameluco que la mantiene cálida. Una mujer, su mamá, vestida de rojo sostiene su manita.
Como fondo un bambú. Un bambú en maceta. te acuerdas de ese bambú?
Una niña de mil recuerdos, anciana, antes de haber nacido.
Una niña, déjenme contarles su historia, una célula destinada a ser expulsada del cuerpo de su madre, rechazada, repudiada por el coctél de un tipo RH negativo, retenida por una fuerza inexorable que va más allá de lo físico...
mamá
Una cosita, nacida por cesárea, en emergencia, a destiempo, semanas tarde.
Una viejita, de otra época, decía que esa niña tenía que nacer, que ya estaba viva, que en sus sueños había visto su carita retorcerse y boquear por aire, sus manitas tiesas de terror buscar espacio. Ciencia y medicina decían no pasa nada. Esa viejita decía pasa todo.
Mamá
Llegamos al hospital. Sangre, dolor, emergencia, anestesia, bisturí (oh, como saber que te ibas a convertir en mi amante), enfermeras, teléfono, batas, café.
y una niña.
Sunday, August 15, 2010
Monday, August 09, 2010
फ्रॉम hell
My life was worthless, at least my death should count as something. If I can take one of them with me, it will be worth it.
Creepy.
memories, ideas.
taste of some long forgotten flavor, like a snake coil up my tongue.
your prizes, your pats in the back to each other, your secret meetings, your comfort life.
me in the center, crazy, my legs covered in blood, my scar stricken body.
Each mark it´s a letter, if you put them all together you can read my name is pain and my blood is revenge.
Sunday, August 08, 2010
Friday, August 06, 2010
For in my heart winter always is
"Cancer cells are those which have forgotten how to die".
(Nurse, Royal Marsden Hospital)
They have forgotten how to die
And so extend their killing life.
I and my tumour dearly fight.
Let's hope a double death is out.
I need to see my tumour dead
A tumour which forgets to die
But plans to murder me instead.
But I remember how to die
Though all my witnesses are dead.
But I remember what they said
Of tumours which would render them
As blind and dumb as they had been
Before the birth of that disease
Which brought the tumour into play.
The black cells will dry up and die
Or sing with joy and have their way.
They breed so quietly night and day,
You never know, they never say.
Harold Pinter, March 2002
Tuesday, June 15, 2010
Monday, May 03, 2010
That is the final argument.
no, no, seriously.
3 in the morning, you are awake.
What comes to your mind?
Should I finish that degree, should I tell him something about the way he drinks, should I be more in touch with my parents, did he like the birthday present I gave him? He loves me? My parents love me? Am I a disappointment for them? Do I hate my life?
yeah yeah yeah that same old bullshit.
I´ve been trying to kill myself twice this week, without success, (someone arriving sooner than he should have.
And you know what? Today is his birthday and I get him the most amazing gifts and he was like: oh, this is very nice.
When did all started to go wrong?
s
Friday, December 18, 2009
Carta de despedida
Pero ya. Me reconozco como la alcohólica, junkie, ninfómana que en la cabeza de todos los pervertidos de mierda que me rodean soy. Para que negarlo. Cuando eres mierda, cuando te ves en el espejo y te dan naúseas. Cuando dormida tu cuerpo conspira para librarse de ti. Este año me he levantado a caminar dormida. Mi subconciente de manera violenta se libra de las leyes del sueño rem normal y se levanta y busca formas de matarme. Hasta ahora, tres visitas al hospital con las venas abiertas, una de ellas transfusión incluída, otra con una cadera dislocada, otra con coxis desviado (todavía no puedo sentarme). Aparte de esas están las que sólo han involucrado serias intoxicaciones con las que prefiero lidiar en la casa (no va a ser un doctor de er el que me va a meter un tubo para hacerme vomitar). Cada vez que he despertado de estos estados, para encontrarme tirada al pie de la escalera, en la cocina con un rastro de sangre detrás, en mi cuarto completamente drogada con cajas y cajas de fármacos a mi lado, todas esas veces han sido para verme por un instante y amar la tanto la vida, por una fracción de segundo, vida de la que mi cuerpo con tumores, desviaciones, malhechuras se niega a dejar. Esta es la belleza de la vida. Mi cuerpo, trata de librarse de mi de manera subconciente, pero al mismo tiempo sobrevive. A cánceres, anorexias, drogadicciones, alcoholismos, depresiones, anemias, úlceras, cuchillas, lavados de estómago. A todo. Incluso en lo perdido, se ha levantado y reclama su voluptuosidad propia de cuerpo que ama la vida. No había pensando en matarme en mucho tiempo, asumía estos caminares nocturnos como una degeneración más de el ser retorcido que soy. El largo viaje de hospital en hospital, diagnóstico distinto en cada uno: tumor cerebral, esquizofrenia, epilepsia, ausencia del padre, de la madre, disturbio del sueño, exceso de stress, falta de stress, desorden bipolar agudo, narcolepsia... Y todo se resume a algo muy simple. No quiero estar viva. Hoy, un día frío de Diciembre, después de mucho tiempo sin pensamientos suicidas (adoro mi dominio del término) me encuentro cansada, hastiada, fastidiada. De los poderosos que joden a los pequeños, de los pendejos que se dejan. De los hombres que seducen y se dejan seducir para luego mutilar. De los amigos que están cómo fotos pegados en la pared. De los que abruman con su presencia ominosa. De los que no puedo ver a la cara, porque les vendí que soy una guerrera. De los hombres que amé y las cicatrices y daños que eso les haya dejado. De los que no amé y que sin saberlo los eximí de una pena sucia pútrida de la que más tarde se avergonzarían.
Digo adiós, me libro de mí misma, sin el consuelo de esa frase: Nunca hubo nadie más feliz que nosotros dos, pero finalmente me libro. Los dejo, hace mucho tiempo que a quienes quiero les asusta más mi presencia que mi lejanía. Hago esto por incapaz, por cansancio, por hartazgo, por aburrimiento. Me gustaría exhalar algunos suspiros desgarradores alentadores, pero me doy cuenta de la inutilidad de ello. Es sólo un paso. Habiendo estado en su antesala, sé que la muerte duele mucho,muchísimo, pero sólo por un ratito. Luego ya no existes. Yo no quiero reencarnar en cucaracha ni llegar al cielo a que John Malcovich me chachondée por mi nespresso, sólo quiero dejar de ser. Y eso es la muerte. El hombre frente al que escribo estas palabras duerme atrás de mí, tan afuera y tan clínicamente desapegado como una de esas enfermeras profesionales. ¿Me amó? ¿Lo amé? No importa... Aquel que no se enterará de estos días hasta dentro de un par de años, cuando la casualidad lo traiga de regreso y se pregunte porque dejé de responder, de estar, vivirá ese minuto de duda, de sorpresa, de resentimiento... Mis amigos a los que les estreché la mano por última vez, ellos sin saberlo, yo tal vez intuyéndolo. Y no es cierto que en tus últimos segundos toda tu vida pasa frente de tí. Está pasando frente de mí toda ahora. como fotos, como una película en 8 mm, como unos gritos en un pasillo, como unos golpes sobre un féretro, como una entrevista que sólo yo entiendo porque la recuerdo palabra a palabra, como un amanecer viendo ángeles brincando azoteas, cómo colinas lejanas cubiertas de nieve, como el sonido del mar, como la punta de tus dedos cuando te bajabas del tren y nuestras manos se negaban a decirse adiós después de haberse acostumbrado a estar entrelazadas. Como esa noche que te pregunté si me querías y no pudiste responder nada. Guardé el mensaje que mandaste después. Junto al que dices que parezco tu ángel de la guarda. ¿Recuerdas la pareja mayor que vimos entrar mientras comíamos? ¿Cómo dijiste que seguramente así nos veríamos tú y yo de viejitos? Quiero irme pensando que por esos 15 segundos realmente lo sentías así. De una manera ridícula y absurda es cierto que el que fueras mi amiga me hizo sentirme especial, te veo, mujer líder que dejó atrás el tormento de la juventud y entra al mundo adulto como una jefa en su especialidad, con un novio enamorado, con un pelo largo. A mis niñas. Mis cómplices que me odian al mismo tiempo que me quieren. Que son unas perras malvadas que siempre han visto mis defectos y que a pesar de ellos se quedan hasta las seis de la mañana ensoñando conmigo. Mi querido esposo, que espero asuma ahora el cuidado de mi hermana, ya no sé si mayor o menor, pero que la cuide, las palabras sobran para decir amor cando pienso en ustedes. Mi amigo malo, mi némesis. Me tenía que ir, duele mucho, mucho mucho. Y no encuentro lo que lo calme. Y ya no puedo aguantar el dolor. Tú lo sabes. Ya estoy cansada. Y el hombre que duerme detrás mío, sin saber lo que escribo, probablemente se enterará un par de semanas muy tarde. Cómo han sido todos los hombres en mi vida, han comprendido todo un poco demasiado tarde.
estoy a punto de rezar algo, siento las ganas de rezar algo, sólo unos versos, de la misma forma que d emanera automática otrosversos saltan a mi mente.
debria haber dejado algo escrito con mi puño y letra. tal vez antes de que termine escribire algo en papel. Algo para papá y mamá. Y adiós adiós, que mas se dice. Sólo adiós y sepan que el dolor era mío y la venganza siempre fue sobre mí.
Buenas noches.
Saturday, December 05, 2009
Hoy me encontre a Colin y a Arturo
En fin. Digo esto diciendo que no quiero escribir y empiezo a aburrir con folklore personal. Nada.
Encontre unos negativos perdidos. Unos negativos que creia perdidos en una mudanza y que encontre justo hoy, como coincidencia cosmica, casualidad, maldicion o como creo yo, expiacion y castigo.
Lo que quiere decir es que ahora si se pueden hacer copias de buena calidad de aquellas fotos. De las fotos que tome de el. Y justo. si alguien pasa por aqui en estos dias, mandenme una nota, una llamada. A aquellos a los que no les importe si soy Irene Adler, Bel gazou, Kido, Miranda o el puto septimo sello. Porque lo que no es de nadie al final es de todos.
No me sonroja decir que hoy prendi una vela por Arturo y Colin. Y que todavia los guardo.
Bunas noches queridos, las noches se vuelven frias, busquen cobijo.
Sunday, September 27, 2009
Nothing is safe
Ahora ya acabó. Ya no habrá miradas, ni sonrisas cómplices. No habrá libros y películas.
Simplemente no habrá nada.
Los maldigo a los dos. Por negarme lo que ustedes mismos ansían.
A plague o' both the houses!
Monday, August 24, 2009
These last pages
- Waking up during the night sweating, screaming or shaking with nightmares.
- Masturbating excessively.
- Showing unusually aggressive behavior toward family members, friends, toys, and pets.
- Complaining of pain while urinating or having a bowel movement, or exhibiting symptoms of genital infections such as offensive odors, or symptoms of a sexually transmitted disease.
- Having symptoms indicating evidence of physical traumas to the genital or anal area.
- Beginning wetting the bed.
- Experiencing a loss of appetite or other eating problems, including unexplained gagging.
- Showing unusual fear of a certain place or location.
- Developing frequent unexplained health problems.
- Engaging in persistent sexual play with friends, toys or pets.
- Having unexplained periods of panic, which may be flashbacks from the abuse.
- Regressing to behaviors too young for the stage of development they already achieved.
- Initiating sophisticated sexual behaviors.
- Indicating a sudden reluctance to be alone with a certain person.
- Engaging in self-mutilations, such as sticking themselves with pins or cutting themselves.
- Withdrawing from previously enjoyable activities, like school or school performance change.
- Asking an unusual amount of questions about human sexuality.
¿Qué pasa cuando vienes de una familia de clase media, donde los padres nunca están, estás al cuidado de la sirvienta y su novio?
¿Qué pasa cuando tu propia madre fue abusada sexualmente de niña y nadie hizo nada?
¿Qué pasa cuando eres niña y escuchas a tus padres pelear y piensas que es por tu culpa?
¿Qué pasa cuando descubres que tu padre tiene una amante?
¿Qué pasa cuando tu madre deja de querer vivir y pasa los días como sólo un conteo en el calendari0?
Muy bien, esto es lo que se le llama vida y uno apechuga con ello. El punto es, ¿porqué yo sí tengo que leer el blog de mi padre y enterarme de como esa puta lo seducía? ¿porqué el no entre a mi página? Respuesta fácil, muchas veces me ha dicho que simplemente no le gusta leer las cosas aqui escritas. ¿Porqué? ¿porqué hablo de manera cruda y violenta, sin comas ni acentos ni gramática y solo vierto sangre, entrañas y dolor? ¿Porqué mi escritura no está a la altura de la suya? ¿Porque lo que yo escribo es simplemente deprimente?
Y sin embargo, yo me levanto cada día, le digo buenos días a mis compañeros de casa. Me visto y me voy al trabajo. A escuchar y vivir la banalidad de los egos de aquellos que todavía no han logrado ser. Y reciclo mi basura. No uso grapas. Apago las luces. Y lo hago desde hace muchos años, cuando la broma era: Déjala está salvando a los hamsters. Y de pronto estoy en la moda. Pero soy tan nerd y ñoña, que siquiera a través de lo que es mi forma de vida de hace años puedo estar "en la onda".
Hice un evento para reunir donaciones para una organización que cuida a niños con sida. Después en la noche, me tomé una caja entera de somníferos. A la espera de morir. Pero como dijo mi doctora al día siguiente que hablé con ella: -Pues si estamos hablando ahora es que no te moriste. Y le agradecí lo liviano de su tono.
Porque parece que no puedo morirme de lo que yo quiero.
Justo el día de hoy es imposioble seguir con mis intentos, tengo una criatura maltratada y desnutrida que necesita cuidado, a pesar de lo mucho que se enoje mi bebé Milla. Así es que tengo que dividir mi atención entre las dos.
Uno está solo. No estoy encontrando el hilo negro, pero uno está sólo. El hombre que piensa que me ama está del otro lado del mundo. El hombre que pensé que era mi mejor amigo me dijo que no mamara y que actuara como adulto y claramente me dijo que no lo molestara con mi anodina vida de pequeños detalles. El hombre del que yo estoy enamorada que esperaba que viniera, porque este es el momento en que vendría, ni vino. Así es que si, no es una cuestión de ser mártir. Simplemente estoy sola.
Oh, ¿y a que se debe todo este tema? tengo alucinaciones diurnas en las que siento, escucho y huelo cosas que no existen. Y cuando estoy dormida me despierto sonámbula y me abro las venas de par en par. Y el resto del día trato de sonreir cuanto puedo.
Second place.
Ahí vivo. Soy el segundo lugar de toda la gente. ¿Y yo? Ni siquiera califico para mi misma.
Maybe it´s time to wave goodbye,
Saturday, August 08, 2009
Líneas
Wednesday, July 22, 2009
You really think I don´t remember?
Recuerdo precisamente todo lo que trato de olvidar. Recuerdo ese estúpido cuento del vampiro dedicado a esa puta. Recuerdo el marco del espejo roto. Recuerdo mi puerta cerrada. Recuerdo los gritos. ¿Y porque recuerdo esta puta infancia? Que me desgarra , esos días, meses años, ¿dónde están los otros recuerdos? ¿Porqué ella quiso morir después de tenerme? ¿Porqué el no hizo nada? ¿Porque se fue con otra? Recuerdo mirar por la ventana de mi colegio cuando el pasaba y así yo sabía que ya casi era hora de salir, recuerdo las quesadillas de sábado por la mañana, recuerdo el incendio, el miedo, verla a ella caminando por la calle despeinada, sosteniendo su bolsa y a Negrita. Recuerdo el mickey mouse que llegó de un viaje a EUA, recuerdo el sillón café con pajaros. Recuerdo las mañanas de teatro serendipity y matinés de cineteca. Recuerdo la semana en el hospital recibiendo inyecciones. Recuerdo la tomografía. Recuerdo el techo de la enfermería de la guardería. Ni el tiempo ha sido misericordioso conmigo, se supone que debería haber ido cubriendo con un velo las memorias, curando, cómo decía aquel cuento de mi infancia. Y, ¿entonces porque recuerdo ahora la cadena dorada con la cruz sobre el pecho con camisa abierta? si por algún error de juicio del hijo de puta guionista que lleva esta historia había logrado nublarla lo suficiente para pensarla una pesadilla, ¿porqué me hace recordarla ahora? Cómo si estuviera probándome, demostrando que puedo soportar todo. ¿Porque regresan? Se van y regresan. Me niego a ser ella. A estar rota y abusada, me niego a ser ese aborto/violación/abandono que se convirtió en su vida. Me niego a ser víctima de mi propia historia predestinada antes de saber lo que hacía. No soy. pero lo soy. Estoy aquí sentada y estoy llorando, apretando los dientes, tratando de contenerme, de detener la rabia, el dolor, la ira. Tratando de no ser yo, aquella, la que es cruel y destruye y mata. Sentada escribiendo unas líneas que nadie lee para tratar de salvarme, de pasar una noche más. Una noche más en donde no haya fantasmas, ni recuerdos, ni esperanza. ¿Qué trato de probar? Las imágenes, las palabras, ¿acaso me pertenecen? ¿o como la sangre de ella son la herencia que el me está dando?
Entonces, ¿existo yo? Sólo soy una sombra, un fantasma, una fantasía que cobra forma tangible para destruir y dañar. Un monstruo. Sentada en su esquina a lo largo de los días, fingiendo un trabajo, una personalidad, unos amigos, teniendo los ojos cerrados, para abrirlos cuando es la hora de la sangre. La hora que llama. Ese vicio, todos los vicios, sólo tratan de dominar a la bestia, pero podemos verla, por momentos ni ella puede ocultar lo que yace detrás de sus ojos. Dormida, camina y habla y nos explica los misterios de la criatura que lucha por salir. Y sin embargo, es tan anodina. Aburre. Tan mediocre. Veo mis memorias, mis emociones, mi cabeza, son tan aburridas, comunes, vulgares. Y es martes. Y espero que esta no sea mi última noche.
Llena de tanta ira. De recuerdos...
i'VE SEEN iT ALL
I've seen it all, I have seen the trees,
I've seen the willow leaves dancing in the breeze
I've seen a friend killed by a friend,
And lives that were over before they were spent.
I've seen what I was - I know what I'll be
I've seen it all - there is no more to see!
You haven't seen elephants, kings or Peru!
I'm happy to say I had better to do
What about China? Have you seen the Great Wall?
All walls are great, if the roof doesn't fall!
And the man you will marry?
The home you will share?
To be honest, I really don't care...
You've never been to Niagara Falls?
I have seen water, its water, that's all...
The Eiffel Tower, the Empire State?
My pulse was as high on my very first date!
Your grandson's hand as he plays with your hair?
To be honest, I really don't care...
I've seen it all, I've seen the dark
I've seen the brightness in one little spark.
I've seen what I chose and I've seen what I need,
And that is enough, to want more would be greed.
I've seen what I was and I know what I'll be
I've seen it all - there is no more to see!
You've seen it all and all you have seen
You can always review on your own little screen
The light and the dark, the big and the small
Just keep in mind - you need no more at all
You've seen what you were and know what you'll be
You've seen it all - there is no more to see!
Selma songs Björk
Monday, May 25, 2009
Un sobreviviente
Un historia fracturada, esa pequeña muerte ridícula tras la que te ocultas.
Falsas excusas de intelectual para justificar el miedo a la vida. Ironía que sea yo, la que está cada vez más lejos de ella, la que más puede hundirse en su placer.
Meses, días, horas, el paso inexorable del tiempo, tic tac tic tac, un filo colgado sobre mi cabeza, cada vez más cerca, acortándose los momentos. Sintiendo que la vida se me escapa. Como arena entre los dedos. Permítanme este simil barato y recurrente, para alguien que cada vez pierde más la palabra, escrita o hablada, que confunde el lenguaje, que empieza a desconocer códigos y que se queda impávida ante imágenes familiares al encontrarlas sin sentido. Mi gatito murió hoy. No era mío. Pero lo era. Un día, cuando estaba con aquél por el que traicioné, nos encontramos a una pequeña bestezuela, diminuta, cubierta de hormigas y una costra amarilla en la cara que confundimos con resistol 5000. Al ver que todavía respiraba, lo levanté y lo llevé al veterinario, donde me dijeron que tenía una terrible infección en los ojos y que era probable que no sobreviviera. Durante dos semanas lo cargué conmigo, junto a mi pecho, en la escuela, en el trabajo, dejándolo mecerse adormilado enrollado en sí mismo en la casa, en los breves momentos en que parecía despierto. Dándole gota a gota comida y agua. Viéndolo arrastrarse tratando de llegar a su arena para pudoroso soltar sus deshechos como gato orgulloso sin conseguirlo y quedándose a medio camino con la humillación de sus patitas y pelaje batidos en mierda. Hastq ue tres semanas después me despertó sobre mi pecho maullándo enérgicamente pidiendo comida. En el automático de lo imperioso del llamado me levanté sin notar al animalito que corría por delante de mí y que maullaba exigiendo lo que a partir de ese momento sería su derecho como gatito tirano. Y vivió. De esa criatura fea, pelada, con las orejas eternamente agujearedas por esa mañana de hormigas, creció un gato salvaje, enorme, de pelaje hirsuto y ojos de lince, malvado y dictador. Pero siempre con un ronroneo para aquella mano que lo sostuvo junto a su pecho. Por esas cosas de la vida de vivir en la eterna mudanza, este gatito terminó por llegar a casa de la madre de Eleanor, donde tuvo una vida plácida, amorosa y en donde día a día ejerció ru reinado de amo cruel com sus patas fimres y sedosas. Fue amado, honrado, cuidado, quedando casi negado esa mañana en la que la muerte lo esquivó por unos minutos. Pero ese toque frío tan cercano lo dejó secretamnete marcado y esta mañana, tras varias semanas enfermo, volteo sus ojos dorados por última vez a su dueña pidiéndole que no lo dejará sufrir más. Y así se quedó dormido, entre la gente que lo amaba y admiraba, gatito malo, gato tirano, ganador de mil peleas callejeras y dueño de los corazones de todas las gatas del vecindario. Fito junto al que no estaba, por no querer estorbar en el dolor de aquellos que lo adoptaron, pero recordando sus primeros pasos, su cola alta y orgullosa, su saludo digno y condescendiente cuando lo fui a visitar. Gatito que acompañaste a Gabriel en sus últimos años. Gatito que no viste al nuevo bebé. Gatito en el que se reflejaba el dolor y rebeldía de nuestro young angry man. Gatito que acompañaste a la esposa, la madre, la viuda. Gatito mío, historia feliz que me salva, por haber sido conducto de la pureza y haber tomado su cuerpo diminuto bajo mi cuidado. Duerme pequeño, saluda a Mariachi y a Negrita cuando los veas, saluda a Herriot y Timi, a quienes no conociste, pero que fueron tus hermanos, saluda a todos los huérfanos que no tuvieron tanta suerte como tú y cuyas vidas quedaron entre mis brazos torpes que llegaron a ellos demasiado tarde. Y en las noches de luna llena piensa en mí, cuidame y regláme un poco de tu espíritu indomable y cruel, para poder ser una sobreviviente como tú.
Friday, March 13, 2009
miedo
¿En que espacio estoy comprendida?
¿Existe la verdad?
polvo
restos
duda
Una mujer amarilla atada.
Alguien la observa desde una esquina, entre sombras.
sangre
semen
ceniza
espacio
día noche
estrellas
recuerdos
mente cerebro cráneo muerte
sueños
inconciente
plumas
diamantes
la cobija que mi abuela tejió cuando yo era niña
el día que me oriné en la escuela enfrente de todos
el gorrito blanco que mi mamá me ponía para que no me quemara
vergüenza
decepción
la ventana del salón de clases por la que veía pasar a mi papá
agua
fresas
azúcar miel
monstruos
monstruo
violencia
despertarse a mitad de la noche, cubierta de sudor, imágenes agolpadas en el sueño.
realidad
fantasía
recuerdos
duda
descubrir
recordar
un espejo
ver detrás de los ojos
y darse cuenta de que ahí esta. nunca se fue, sólo lo enterraste y pretendimos que no había pasado.
Destaparse
cobijas sudor olor a miedo y muerte
muerte muerte muerte
negación
cascabeles
diamantina
un río
una rosa blanca
el sillón café de la sala cubiertos de pájaros muertos
sudor en la base de la espalda
de pronto el reflejo de él atrás de ti
una puerta se abre mientras estás jugando
descubres que alguien te observa mientras bailabas con tus amigas
una guitarra
unos zapatos de tacón dorados
bola de fuego
un castillo de hielo
sus manos grandes, toscas y peludas
el aliento a cerveza
el pelo engominado
la cadena barata con un crucifijo asomada sobre su pecho por su camisa abierta
no
regresa, no vayas.
si lo encuentras te destruirá. sangre sangre sangre, piel desollada, aullidos, dolor, cuchillos, vaginas desgarradas, moretones, mierda en los calzones, gritos, dolor, blanco, blanco, ojos fuera de sus cuencas, rojo entre las piernas, sal en la boca, bilis en la boca, no me dejes ir ahí, detente.
no dejes que me mate, por favor no dejes que me asesine.
Thursday, March 12, 2009
Wednesday, February 11, 2009
La gloria descalza
Por eso nosostros estamos solos, porque no sabemos estar con otro. No queremos estar con otro. Nos autosaboteamos, hacemos patéticamente trampa en nuestras propias vidas, culpando
siempre a los demás, al enemigo invisible, sean los padres, el trabajo, los estudios, sean las ansias mismas de estar vivos y no atrevernos a estarlo, culpando a todo y todos de nuestras bajezas y dudas, ruines al manchar la memoria del otro, escapando siempre de aquello que nos vuelve vulnerables, de todo aquello que puede tocarnos y hacernos sentir algo más profundo que una percepción superficial de los sentidos.Sentada, puedo escuchar la hierba, sentir la tierra mojada. Cierro los ojos y juraría que lo que acaricia mis mejillas y juega con mi cabello es una suave brisa en un campo lejos de todo, fuera de mí. aislado, donde no existe el tú, el yo, el monstruo que somos nosotros.
Un fantasma juguetea sobre el agua, deleitado en la huella casi imperceptible que dejan sus pisadas, pequeñas gotas de rocío no percibidas por nadie más que un pequeño animal cubierto de abundante pelo que observa oculto entre la oscuridad, sus ojos brillantes, su pelaje azul gris, capturando la luz de los astros con el arco de su lomo.
Qué miedo la duda, que miedo la incertidumbre de los días por venir, la pereza, el mundo que gira demasiado rápido, sin concretar, sin definir, sin centrarse en un solo llamado, una sola lucha.
No claridad, juegos, mentiras, desastres emocionales.
Antifaces sobre los rostros y emociones castradas, condenadas al secreto, al disimulo, a la hipocresía de no poder vernos y hablar con la verdad. No permitirnos abrir los brazos y dejar que en ellos anide el calor de otro cuerpo, otra vida.
Demasiado cobardes para asumir la respnsabilidad de nosotros mismos, nos negamos a dejar entrar a cualquier otro ser que venga a perturbar lo que llamamos nuetsro espacio, un concepto falaz en el que nos regodeamos para disculpar nuestro miedo. Que nuestra pequeñas y absurdas vidas sean tocadas por otro ser.
Me equivoqué.
Cometí un error.
Otro.
Dos, tres, cuatro.
¿Puede que mi vida sólo esté basada en errores?
¿Puede ser que esté basando toda mi existencia en la fragilidad del espacio entre las alas de una mariposa?
¿Soy culpable de todo lo que me acusan?
¿Soy culpable?
Perdón.
Alguien, busco, necesito, olvido, me fastidia, perdón, yo no puedo perdonarme a mí misma, demasiado lejos de la orilla para poder regresar, sólo quiero un lugar donde sentarme, sentir la bria y esperar a que la expiación llegue a mi, porque he estado demasiando tiempo en el borde del vacío y ya no puedo sacudirme este peso, esta muerte.
por favor, perdón.
Me niego a que sea este cuerpo, este instante, estas palabras lo que me defina. Esta intensidad, estas emociones no son todo yo.
Soy algo más que esta sangre hirviendo, estos huesos hechos polvo, estos órganos putrefactos. también soy músculos, luz, ojos, pelo, vida.
¿Todavía estoy viva?
Este corazón que late dentro de mi pecho ¿es mío? ¿sus latidos me pertenecen?
Wednesday, December 31, 2008
Just remember
Escribo para mi unas lineas rapidas, en un teclado ajeno, solo para recodarme cuando llegue el final de la tormenta This too shall pass. Y esto tambien lo hara y ya no soy tan joven e ingenua como para creer que puedo morir de ello, te vuelves un poco cinica, un poco caradura y simplemente dejas que ciertas lineas queden trazadas un poco mas claramente. Y ya. Y en este crudo invierno, tan mio, cuando den las doce campanadas y me deje envolver por los fantasmas que habitan en mi, volvere tambien el rostro y vere a los que estan lejos y les sonreire. Y si lloro el frio no dejara que las lagrimas mojen mis mejillas y me preservara de las miradas curiosas.
Y aunque estoy lejos de casa, es cierto que he hecho de muchos rincones mi escondite y siempre puedo recurrir a ellos para descansar y olvidar.
Pero basta de estas lineas inconexas y sin sentido, la fiesta se oye a lo lejos, las copas de champagna se empiezan a desbordar y aunque nadie besara mis labios, dejare que sea la noche mi amante.
Wednesday, December 03, 2008
Luto
Long december
Pero la imgen que más persiste y queda flotando entre nosotros eres tú. Nuestras vidas tejidas alrededor de un mundo que tú creaste y aborreciste y que en un día maldito decidiste abandonar. Lazos forjados en tristeza pero que no crecen en ella. Amor, cariño, compañía, complicidad y de pronto las ramas del árbol crecen lejos de sus raíces, ahí donde tú te has quedado. Encontramos nuevos caminos y concidencias, risas sofocadas detrás de puertas que se cierran para seguir la fiesta, no para mitigar el ruido y no despertarte. Soñé contigo el otro día. Caminabas y te estabas riendo. Hace mucho que no escuchaba tu risa, limpia y franca, tu risa que pensé que ya había olvidado al igual que tu rostro, tus manos, tu pelo, tus dientes, los dedos de tus pies. Y sin embargo ahí en ese sueño apareciste, tú, completo, tu olor, tu pequeña barriga de mowgli, tú, no el de los cuentos y los papeles, no el de las historias y leyendas, tú, el que roncaba dormido, el de los dientes, el del strudel. Y me dí cuenta de que te fuiste, y que te dejé ir y que está bien, pero que nunca te olvidaré. Tal vez eso ya lo sabíamos, pero es bonito poder decirlo y poder decir tu nombre y no sentir la fría mano de la muerte posada en mi hombro. Eres un principito que se fue, lejos, eres un escalofrío, la sensación de haber dejado olvidado algo en casa y regresar y quedarse en la entrada sin ser capaz de recodar que es. Ahora puedo pensar en tí y saber que estás muerto. Y tal vez, sólo tal vez, puedo empezar a recordarte.
Monday, December 01, 2008
Let me know, is your heart still beating?
Vemaos, me hice la promesa de cambio de tono, ¿cierto? así es que veamos:
Ya tengo mi agenda para el próximo año, cambiando de rojo a negro, porque me hace ver más delgada.
Acabó el mundo del festival de la paella y la castañuela, con un moderado éxito debo decir y la promesa de que si me van a pagar. Que al final del día es una promesa y ya sabemos lo que opinamos de las promesas del personaje con cabello color amarillo, pero estamos resaltando lo bueno.
Mambo y Neko se llevan bien con Milla, no ha habido sangre y aparte de pequeñas variaciones en nuestros hábitos alimenticios, todo va bien.
Llegué a Hot Chip, que fue la ultra mega onda y estuvo increíble, buenísimo. Bailé a pesar de mis enormes taconazos, pues venía de la clausura del festival de la boina y pensé que no llegaba, pero en un acto típico de aventura digna de ser narrada en detalle, logramos llegar, Pera y yo, trotando como coatíes espantados en la carretera, pero a tiempo y después de yo retozar alegremente de grupo en grupo finalmente me encontré con una chela en la mano escuchando, bailando y pasándomela muy bien. Acabé en este congal ya tan afamado en el asphalt world, que estaba tan lleno que hasta las paredes sudaban (iiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuu) y tuvimos que salir trotando otra vez, para acabar en el gaonismo. Resumen: estuvo perfecto.
Ya tengo regalos para mi pequeño sobrino, o por lo menos para sus papás. A él sé que le voy a regalar un ursulapitapi que tengo que ir a recoger en Coyoacán la próxima semana (porque tengo taaaaaanto tiempo libre) y que será mi compañero de viaje.
Por lo visto tengo trabajo. Parece que me quejo al abrir esta página, pero de hecho no lo estoy haciendo, estoy fascinada, feliz, arrebatada de tanta alegría de saber que por lo menos me durará un rato más esto de comer caliente y tener casita para perrito. Perfecto.
Ah!, claro. Lo obvio depués de los puntos anteriores. Voy a ver a Lilulin y a Chazam y al pequeño retoño bretón campeón de sostener botella con una sola mano. Así que alehop, alehop, eso está muy bien.
Tener pantalones nuevos.
Y bueno, lo obvio, lo importante, lo que nos quita el aliento, tengo mis boletos para las radiocabezas. Yeeeeeiiiiiii
¿Lo pésimo?
Que no me hayan pagado todavía.
Que me duela la espalda/panza/rodilla/riñones/muelas/cabeza.
Que no te haya visto.
Haberte visto.
No saber de ti. Esto último está muy mal. No sólo me desconcierta, me enoja, no me enoja, me entristece, me desconcierta.
Tener los órganos internos divididos entre las opciones antes mencionadas.
Que mis dos hermosos caballeros no estén juntos. ¿Si ellos no lo logran, que nos queda al resto del mundo?
Que sea diciembre y se acerquen mis fechas odiadas.
Tener que llevar mis pantalones a arreglar (no dije que todo lo malo fuera trágico ¿verdad?)
Uff, osh, ay etc etc. Me omitiré la anécdota christmas pudding por ser demasiado personl el día de hoy y porque no estoy segura de contenerme de emitir mi opinión respecto al comportamiento de algunas personas que se creen en posición de juzgar y hacer comentarios fuera de lugar, en sitios que deberían de ser de reunión pacífica y convivencia, territorio NEUTRO, pues parece que no hay memoria y que tendemos a olvidar el punto vital y central, que es que si estamos ahí reunidos ese exacto grupo de personas es porque ESTA MUERTO, por lo que sus chismes, frases inapropiadas, juicios, mocherías, pláticas imprudentes no sólo están de más, son una ofensa, un ejemplo de mal gusto, un un un un ossssssshhhhhh, por esto me lo evito y no digo más que ya hice suficiente coraje correr por mi venas hoy que perdieron los pumas.
Que perdieran los pumas.
No está mal el balance ¿cierto?
Ah! y tengo mi remplazo para Starlight (ay,cuantos meses escuchando su japishaines), con su silines y naive referencia a Hunter S. Thompson. Ya llevó bailándola con los ojos cerrados y brazos hacia el cielo por un mes, que es lo que me pasó con esa oda de muse (ay que tiempos aquellos de las locuras de mi cuerpo), así es que la hago oficialmente mi nueva japi shaini song para este año por venir.
I did my best to notice
When the call came down the line
Up to the platform of surrender
I was brought but I was kind
And sometimes I get nervous
When I see an open door
Close your eyes, clear your heart
Cut the cord
Are we human or are we dancer?
My sign is vital, my hands are cold
And I'm on my knees looking for the answer
Are we human or are we dancer?
Pay my respects to grace and virtue
Send my condolences to good
Give my regards to soul and romance
They always did the best they could
And so long to devotion
You taught me everything I know
Wave goodbye, wish me well
You've gotta let me go
Are we human or are we dancer?
My sign is vital, my hands are cold
And I'm on my knees looking for the answer
Are we human or are we dancer?
Will your system be alright
When you dream of home tonight
There is no message we're receiving
Let me know, is your heart still beating?
Are we human or are we dancer?
My sign is vital, my hands are cold
And I'm on my knees looking for the answer
Are we human or are we dancer?
You've gotta let me know
Are we human or are we dancer?
My sign is vital, my hands are cold
And I'm on my knees looking for the answer
Are we human or are we dancer?
Human, The killers
Thursday, November 13, 2008
And I´m shining like the brightest star
Hora de abandonar lo solemne.
Y decir...
¡VIENEN! ¡VIENEN! ¡VIENEN!
16 de marzo, ahi nos veremos.
Lucky bone!!!
Friday, November 07, 2008
Fue un verano hermoso y descubrí más cosas sobre mí, mal carácter, energía, envidia, ira, pereza, lujuria, toda una cortesana de babilonia. Pero también llegó el sol y encotré ternura, generosidad, lealtad, determinación. Bonjour tristesse! ¿Cómo habrá llegado aquel libro a mis manos? Creo que alguien lo encontró en un cine en el que yo había estado el día anterior (sin estar con esa persona) y lo tomó porque pensaba que era mío. O algo así.
Me recuerda a Los Mandarines. Acto fortuito que pasó y se convirtió en una especie de guía forjadora de carácter. Que pena que no fuera algo más como Mujercitas. Maldita sea. Y luego pongo cara de sorpresa cuando dicen que tengo mala leche.
Mala leche dios, que por lo visto me sobra y me sale de los poros. ¿Me estaré convirtiendo en un personaje de Black? ¡Mi querido Black! Me abandonas y ahora que oídos se reirán de mis amarguras. Pero nos tenemos, nos tenemos tanto que a veces nos soprende.
Y el niño de aire, y pues, algo. mientras trabajo de reojo puedo verlo cazando mariposas sobre el aire de mi cama. Y ahora cuando lleguen los fantasmas no estaré sola. Y tal vez no les voy a tener tanto miedo entonces. Porque aprendí a estar sin él y por eso no necesito estar sola. Y veré la luz de otoño deslizarse y caer y seré docil y aprenderé a ser alguien más.
Porque esa es mi misión, siempre ser alguien más y ya es tiempo de cambiar.
¡Y regresé!
Sunday, September 07, 2008
Last days
I hate her. She is weak and I am scared I might turn into her one day (or has it already happened).
I don´t want to see him. He is the sum of the life that didn´t happen. He talks and talks but never listens and I am too tired now to sit there pretending I care.
I am happy I am saying goodbye to him. I wish for a happy ending and I want someone that is running away from who knows what.
I don´t want to loose my job for a reason I can´t grasp. Am I being too hysterical? Should I be sympathizing?
I want to quit the project. Does it have a future? I don´t fit there. Am I fooling myself? Am I self-destructing me?
I don´t want to keep cutting myself. I wish I could stop.
I wish I had atonenment. That I could be forgiven. That my imperfections didn´t make so hideous.
I want to sleep.
Friday, August 15, 2008
Mortigi Tempo
I´m back at the big apple!
My trip was as cool as this:
01. Reckoner
02. 15 Step
03. The National Anthem
04. Kid A
05. All I Need
06. Nude
07. Weird Fishes/Arpeggi
08. Where I End And You Begin
09. The Gloaming
10. Faust Arp
11. No Surprises
12. Jigsaw Falling Into Place
13. The Bends
14. Bangers and Mash
15. Everything In Its Right Place
16. Exit Music (For A Film)
17. Bodysnatchers
Encore 1
18. Pyramid Song
19. Videotape (False start. Thom, “I meant to do that.”)
20. Airbag (Thom dedicates to Kings of Leon. “If we were that good looking we’d be famous.”)
21. Fake Plastic Trees
22. There There
Encore 2
23. House of Cards
24. Planet Telex
25. Idioteque
Saturday, August 02, 2008
This too shall pass
O interesante.
Everybody knew Bagheera, and nobody cared to cross his path; for he was as cunning as Tabaqui, as bold as the wild buffalo, and as reckless as the wounded elephant. But he had a voice as soft as wild honey dripping from a tree, and a skin softer than down.
And I still hurt.
For every minute I´ve spend laying in the dark next to you, I hurt.
For every time I´ve turn myself into a joke for you.
For every scar that runs down my body.
For every time I remember you. For how I grind my teeth every time I hear your name.
Because I can´t feel worthy.
Because I am atonement.
I hurt.
I am pain.
I´ve repeated to myself those words so many times that now I actually believe them.
Because I am not pure.
I´ve been cruel.
Mean.
I´ve hurt others. Tears, flesh, blood. Their wounds and scars are the silent witnesses of my doing. Of my footpints in the dark.
And now all the ghosts of my sins come back and hunt me in the night.
But I can´t close my eyes yet. Not good enough for life, too rotten for hell, so I am trapped in this limbo.
But I will live to see one more day.
Because my name is pain and my blood is revenge.
Thursday, July 17, 2008
My blood is my revenge I
I hurt.
I am pain.
Omnipresente, todopoderosa.
Cierra los ojos,
lay down,
deja que tu cuerpo flote a la deriva y olvida los puertos en los que pensabas atracar.
And let me embrace you.
Saturday, June 28, 2008
living high fidelity
this is the summary of my trip
1. Night of the lotus eaters
2. Dig, Lazarus, Dig !!!
3. Tupelo
4. Today's lesson
5. Red right hand
6. I let love in
7. Midnight man
8. The Mercy Seat
9. Deanna
10. Get ready for love
11. Moonland
12. Ship song
13. We call upon the author
14. Weeping song
15. Papa won't leave you Henry
16. More news from nowhere
17. Into my arms
18. Hold on to yourself
19. Hard on for love
20. Lovely Creature
21. Stagger Lee
01. 15 Step
02. Bodysnatchers “Ca va jonny ?”
03. All I Need
04. Airbag “Take it nice and easy up the front now. Don’t squash anyone”
"Merci. Il fait très chaud"
05. Nude “Merci. Cool beans. Fucking hell man !”
06. Pyramid Song
07. Weird Fishes/Arpeggi
08. The Gloaming
09. Dollars And Cents
10. Faust Arp
11. Videotape
"This is from Kid A"
12. Optimistic
13. Just "Take it easy"
14. Reckoner "Ca va ?"
15. Everything In Its Right Place
16. Fake Plastic Trees
17. Jigsaw Falling Into Place
Encore1 :
18. House of Cards
19. There there
20. Bangers’n Mash "You can get this song on the Internet"
21. The National Anthem
22. How To Disappear Completely "merci tout le monde"
Encore2 :
“You might know this song only if you’re on the internet. This is a new song. Une nouvelle chanson !”
23. Super Collider
Vous êtes prets ?
24. You And Whose Army ?
25. Karma Police “I would like to thank very much and dedicate this song to Bat for Lashes.”
26. Idioteque
Friday, June 20, 2008
Un paréntesis
Estuve pensando mucho en tí, como hago siempre que estoy contenta y pienso en cosas, tantas cosas. No dejo de extrañarte y sigues siendo lo que está detrás de mis ojos cuando se enturbian estos por demasiado alcohol o cuando se nublan por ver estos mares grises, lejos de los cuales estuviste tanto tiempo, paseando en mares cálidos de agua azul, para regresar a tu tierra fría y verde, donde el aire te corta al respirar y el olor a tierra mojada te cubre. Tal vez lloro un poquito, porque siempre he sido una tonta, pero no estoy triste, de verdad, tal vez un poco, je, pero que te digo, soy una ñoña que te quiso mucho y no sabe que hacer ahora.
Trabajo, trabajo, trabajo y yo cada día me siento más como una ingenuota niña, jugando a ponerse los tacones de la mamá y fingiendo ser la ejecutiva...
¡Que risa! Quiero decirles pero que tontos, si es obvio que yo no soy esa, soy la de los chinos salvajes que decide de un día a a otro tomar un avión e ir a una boda del otro lado del mundo. La que bebe caguama de la botella y se desgañita y que su día favorito fui cuando vió a Radiohead. La que bosteza con las películas de Reygadas y aplaude cuando pasan el trailer de Batman.
O tal vez saben todo esto y les hago gracia.
Yo me hago gracia a mi misma.
Pero ya le guiñe un ojo a Nick Cave. Como una adolescente ruborizada. Con grititos y todo. Y canté todas las canciones. Y me gustó mucho mucho mucho.
Y me gusta el frío, así que no me importa este clima mientras los días sean así de largos,
(nota mental: el trópico no es lo mío, buscar solucón de inmediato, emigrar a otras tierras)
y haya luz y jardines en los cuales descansar los pies.
¡Y estoy feliz!
Monday, June 09, 2008
Lluvia
Y me encantaría tener una maravillosa anécdota rosa que redondeara ese último párrafo... pero no lo tengo.
Resultados mixtos: Tengo la cuenta, en mi nuevo disfraz de pr "directora de cuenta" hicimos la presentación y parace salió bien. No espectacular, pero bien. En teoría ya es nuestra, por lo menos para la primera parte. Así es como cada vez penetro más en el mundo de los bellos y poderosos. Y yo que soñaba con un jardín donde tomar el sol indolentemente.
Mucho trabajo de aquí a verano del próximo año...
Eso es bueno. ¿Si lo es verdad? Lo es, lo es.
Ahora, viajes. Eso es bueno. Tengo corazón viajero. Sólo estoy cansada de ser un lobo solitario. Cómo leía hace poco: "No escuchar esa canción tomado de la mano de la persona indicada" (Red) o algo así. Lo mismo pasa enfrente de Trafalgar, o de la Capilla Sixtina, o del malecón de Veracruz, o del espectáculo seudo hippie seudo Tibet del parque México para el caso. Pero viajes, viajes, eso si. Y gracias a mi querido compinche oscuro.
En el tema, boda boda boda boda. ¿En que estaría pensando mi obsesiva y orgullosa cabeza? Fui, vi y aunque salí con una sonrisa, una frase bien asestada y un aleteo, que triste es ver lo que fue, pudo ser y se evaporó. Nadie sabe si así hubiera sido, es verdad, pero creo que a veces me lo imaginé así. Y para colmo, este pequeño hijo del viento que no se entera de nada y se queda dormido.
¿Y yo? Yo soy la mala leche y la tormenta.
El día está gris, lechoso de lluvia próxima. Raro en un domingo, ¿serán los hados que se reunen para decirme adiós?
Tengo que hacer mi maleta, me voy, me voy...
no soy ingrata, sólo estoy sola.
Wednesday, June 04, 2008
slish, slash
nadie pensó que llegaría a los treinta. ¿y ahora?
mejor hubiera sido no haber llegado.
cada día me duele demasiado.
es una pena ser tan torpe en la cocina. pasan muchos accidentes.
Friday, May 30, 2008
The Universal
Where the universals free
You can find it anywhere
Yes, the futures been sold
Every night were gone
And to karaoke songs
How we like to sing along
though the words are wrong
It really, really, really could happen
Yes, it really, really, really could happen
When the days they seem to fall through you
Well, just let them go
No-one here is alone
Satellites in every home
Yes, the universals here
Here for everyone
Every paper that you read
Says tomorrows your lucky day
Well, heres your lucky day
It really, really, really could happen
Yes, it really, really, really could happen
If the days they seem to fall through you
Well, just let them go
Blur
Ah, because days are long and warm.
But the room is incredibly cold.
Broken hearted girl, walking down the street, watching her dreams being left behind, being swept away by the wind.
The visions of another world, a life where there was an actual meaning to words and acts. silly girl.
Breaking the cover.
The truth is that if you dance barefoot your feet grow cold.
I wonder, when is winter going to stop?
Tuesday, May 27, 2008
líneas, líneas
¿Hago mal en recrearlo en estas líneas? ¿Se vuelve un ejercicio de autocompasión? Un dolor casi secreto, oculto a los ojos de los demás, ese peso sobre mi espalda, sobre mi pecho. Mis entrañas furiosas que por dentro se retuercen torturando.
Y sin embargo camino y estoy aprendiendo a correr. Me siento tan sola entre estos gigantes de egos, belleza, riqueza, hombres y mujeres que nunca se inquietan y que seguros caminan estas tierra, dientes blancos, caderas afiladas, frases ingeniosas. Me siento tan fuera de lugar, tan pequeña y desorientada. Y sin embargo la de la mirada de fuego se sobrepone, la de la espada, la valkiria que se niega a dejar a su ejército retroceder. Y veo a esto seres buscando mi compañía, mi ayuda, mi trabajo. Me enorgullece y disfruto ver mi obra creciendo. El miedo trato de dejarlo agazapado donde está la niña, donde se quedan mis deseos y el centro de mi pasión, custodiados por la que es oscura y terrible, silenciosa, fría.
Y sonrio, sonrio mucho en verdad, me muevo y camino y mis pies se colocan uno delante del otro y anhelo y dirijo y canto y bailo.
Algo que no es la felicidad, pero que me acerca a esa efímera droga que es el éxito profesional. Me nutro de ella y pienso y sueño, un poco, no mucho, para no perderme en ese camino, tan querido mío, pero traicionero y hóstil con este lado de la realidad.
Y pienso y trato de olvidar. Un día conocí a un hombre, su cabello era ya canoso y tenía las manos más hermosas que conozco. Su voz era rasposa y sus ojos tenían el verde, el azul de un mar que conocí y que no logro situar. Y yo lo amaba y lo escuchaba sentada a sus pies, temerosa y coqueta. Era un poco más alto que yo, muy culto, muy inteligente, muy de todo, un héroe, un soldado, todas las cosas con las que sueñas para un padre, para un amante, un maestro, un hombre. Y se fue. Lo extraño
como sigo estando viva, lo extraño todos los días y me descubro hablándole e imaginando sus respuestas.
no quiero hablar de él más.
Y esa avecilla que entró revoloteando, me fascinó con su canto, ahora se fue. Después de un par de líneas apresuradas el invierno llegó y sus notas se marchitaron y se mostró cruel, me desconcertó hasta que descubrí a la otra en su mirada, entendí la frialdad y casi extendí la mano para tocar su cabeza, acariciar sus mejillas y consolarlo, me detuve a tiempo conciente de mi propio orgullo y mi promesa y me fui. No tocarás a los hermanos.
¿Y yo?
¿Dónde estoy yo? Sigo aquí en esta piel que se estrecha más y más cada día que pasa, pero soy y todavía tengo unas horas más, unos días más y pienso hacer mucho en este tiempo robado. No será la compasión el último rostro que vea.
Monday, May 19, 2008
Una de garzas
Una de garzas...
Y una conversación inocente, casi un jalón de oreja para una amiga de pronto se convirtió en una semilla, la cual echó raíces y empezó a salir una plantita. Como en la maceta de Negrita todavía no es posible saber que florecerá, pero es vida, que va creciendo y abriéndose paso, temerosa, pero ahí va.
Juntas, nuevo vocabulario, nueva actitud, laptops, macs, CEO, PR, merchandising, licensing, branding, product placement, toda una nueva biblia que aprender y memorizar, barajar.
Ni siquiera puedo concretar cuál lado es el correcto, aunque también mi cabeza me argumenta que no hay lados correctos ni equivocados. ¿Será la publicidad o la cultura? ¿Estoy lista para dar este paso? Y mientras entro a mi nuevo cuarto no puedo evitar una mirada nerviosa hacia atrás para ver como la puerta del cine se cierra, aviento una peineta, la de nácar, la que tiene una filigrana con los bordes, y queda prendida, impidiendo que se cierre por completo. ¿Cobardía, prudencia, orgullo?
Y los días en el pueblo fueron una pesadilla, lejos de mi piel, palabras rudas y egos altos y yo cada vez más pequeña, jugando un rol de cortesana de lujo que exige y torpe pretende no entender, mientras se asoma a los archivos privados y abre cajones con la punta de su prendedor. Luego la huida, acompañada del dolor, esa punzada atravesada, escucho mi propio pulso ensordecedor como un reloj, tic tac tic tac, se acerca la hora, se acerca la hora, pero por fortuna llego a casa y me tiendo, febril, con las manos temblorosas, pero ya lejos de aquello y con espacio para darle rienda suelta a este pecho, a estos suspiros hasta que el dolor se va y el cuerpo se calma.
Que alegría las noches con el escritor, su depresión oscura y mórbida sin ser tan salvaje como la mía, pero lúgubre, venenosa. Lo quiero y me sorprende el haber llegado a quererlo tanto, secos y lejanos en un principio, compitiendo y atacándonos, una palabra mordaz, un sarcasmo. Y me regodeo en la palabra amable ocasional, en el gesto oculto a los extraños, en la mirada. Mi cómplice, aquel que es mi amigo.
El anciano mayor me regala sus consejos en una larga tarde de aprendizaje intensivo, me ofrece ayuda, me explica y me entrega en fragmentos el proyecto que se va formando en mi cabeza, tímido, con espacios todavía sombreados. Lo escucho y me maravillo de que el esté ahí sentado, dándome, como niña tonta que soy mientras lo escucho tengo que morderme los labios para que no salgan lágrimas de admiración por tenerlo. Hacemos juntos muchas grullas y siento como mi deseo toma forma y tiemblo de alegría por saber que el camino, que es la mejor parte, es justo donde estoy. En el regreso mi día se volvió perfecto y alcancé a tocar la gracia (como dirían mis compañeros anglófilos) con un disco perfecto cortesía de Rojo, que una vez más, le ha dado en el clavo y entre las líneas que surgen de las bocinas acompañadas de acordes magistrales hacen que mis viajes se vuelvan un gozo morboso, casi masoquista, mientras pienso: Don´t kiss me goodbye baby, sobre todo si al abrir los ojos ves a alguien que desprecias físicamente, pero realmente no veo lo que alguien puede ver en cualquier otra persona pero tú. Y voy cantando y en el coche de al lado el tipo guiña el ojo y está a punto de aplicar un estudiadísmo: How yu doin´? pero la luz verde me salva y me escapo, feliz con mis letras y mis notas y mi saber que siempre hay una canción.
Y me escapo de todos ellos, de sus perversiones, de sus desvíos, de sus pasiones, de sus manos que buscan estrechar, tocar, penetrar. Su calor, su sudor, les digo adiós y me desprendo de ellos y su traje de visón que me asfixiaba. Los reconozco y les puedo llamar por sus nombres, violentos, perversos. Que todavía puedan hacerme sufrir no es culpa ni de ellos ni mía, es y así es, pero ya sabré como llamarles cuando quieran sostener mi cara y forzarme a verlos a los ojos. Y se quemarán con lo que hay detrás de ellos. Y pienso en mis dueños, mis demonios, fantasmas. Pienso en la lujuria, esa compañera que destierro de mi cama, asqueada de su contacto demasiado intenso y prolongado. Pienso en aquel que me avasalla y lo acepto. El será siempre. Pero ya no le tengo miedo. Puedo despreciar su compañía y prefiero voltear el rostro a praderas en donde nunca estaré satisfecha pero en las que hay paz. No quiero esa amor que quema y destruye todo a su paso. Incluso en mi más tiernos afectos soy la muerte roja, la locura, la rabia, Bagueera... ahora deseo la compañía de un amante callado, que lea y que la serpiente detrás de mis ojos no lo excite ni lo asuste. Un amigo silencioso que no irrumpa y aturda, un animalito tranquilo al lado del cual tenderme y escuchar la mañana llegar.
Y no los romperé, me muerdo los puños y desgarré las orillas de mi ropa aguantando las ganas de ir. Recordé aquellas líneas que Léa le dice Cheri en su última visita: Por tan poco tiempo que vas a estar aquí, procura no hacer desagradable tu estancia. O algo así. Y por eso no iré a su lado a admirarlo, ni me reflejaré en sus ojos, ni hablaré con el lenguaje del viento. No destruiré a los hermanos. No será mi mano la que inflija el golpe mortal.
¿Todo cambiará? Yo tengo que cambiar. El tiempo de las nuevas canciones ha comenzado, ese viento que en Su última salida en el escenario Watson no alcanzaba a comprender mientras que el otro, más sabio, dilataba las aletas de la nariz recordando alguna antigua cacería.
Pero el pasado se escapa, me quedo con estas noches cálidas y húmedas, llenas de trampas y misterios. Muy bien, adelante, bienvenidos sean, no me precio de estar a la altura, mis debilidades de manifiesto están, pero cuando llegue la muda huesa no me encontrará sentada junto a la ventana. Antes voy yo a su encuentro. Y en medio, me divertiré. El juego ha comenzado.
Tuesday, May 06, 2008
Where is my love?
Where is my love
Horses galloping
Bring him to me
Where is my love
Where is my love
Horses running free
Carrying you and me
Where is my love
Where is my love
Safe and warm
So close to me
In my arms
Finally
There is my love
There is my love
Horses galloping
Bringing him to me
Where is my love
Where is your love
una noche larga de lunes en el que se mezclan la fantasía, la belleza, el romance, la inseguridad, el miedo.
Como siempre, nunca me alcanza para más de dos líneas, pero la idea es que pueda regresar a estas letras en algún momento y tal vez entonces recordar lo que era estar vivo. Porque yo si creo en los milagros.
I used to be on an endless run
Believed in miracles 'cuz I'm one
I've been blessed with the power to survive
After all these years I'm still alive
I'm out here kickin with the band
I am no longer a solitary man
Everyday my time runs out
Live like a fool, that's what i was about
Oh I belive in miracles
I believe in a better world for me and you
Oh Oh I believe in miracles
I believe in a better world for me and you
Tattooed your name on my arm
I always said my girl's a good luck charm
If she can find a reason to forgive
Then i can find a reason to live
I used to be on an endless run
Believed in miracles 'cuz I'm one
I've been blessed with the power to survive
After all these years I'm still alive
Oh I belive in miracles
I believe in a better world for me and you
Oh Oh I believe in miracles
I believe in a better world for me and you
I close my eyes and think how it might be
the future's here today
it's not too late, it's not too late oh
I belive in miracles
I believe in a better world for me and you
Oh I believe in miracles
I believe in a better world for me and you
(versión pearl jam, porque yo estaba ahi y la cantaba con los ojos cerrados)
y así es que algún día...
Monday, April 28, 2008
Back to black
¿Donde está la expiación?
Finalmente reconozco mi dolor y mi miedo de ser mutilado. Animalito herido que se guarda en un rincón temeroso del golpe que teme que llegue.
¿Causaré dolor otra vez? Casi sin darme cuenta se ha colado un nuevo juego y ahora, ya completamente entregada a él, reflexiono en las consecuencias de lo que podría ser un acto egoísta.
Ah la pasión y la exuberancia.
Un secreto.
Un secreto que me será muy caro.
Tal vez no pase nada, pero el olor de la nueva cacería me dilata las fosas nasales y casi con terror sublime busco la imagen en el puerto, aguardando a que llegue la nave, sin saber quien es el que se bajará de ella, de antemano odiando al que sobreviva por que eso significa la muerte del otro y entregándome con culpa loca al amor del vencedor.
Y después que pase la tormenta y el barco vuelva a largar amarras, recorreré el camino de regreso a mi hueco solitario, a mis tardes indolentes, a mi lánguida depresión que por lo menos me deja algunas horas horas libres para no vivirla desgarrándome. Con la mirada fija en el mar, hasta que se lleve toda la luz de mis ojos.
Saturday, March 08, 2008
My name is pain and my blood is revenge
Alivio porque me recuerda que todavía estoy viva, lastre, carga de no poderme librar de él, de obligarme a arrastrarlo detrás mío. Camino con sigilo pegada a las paredes, en el rincón, en el ángulo oscuro, esperando que no me vean, pasar desapercibida. Pórtandome bien. El espíritu de la niña muerta que soy. Mi pequeño cadáver atrapado en el cuerpo de un adulto que se ve las manos y el rostro y no reconoce estas arrugas, estos huecos, flacideces. Esa niña a la que mataron, ojos muy abiertos y luego violencia, pánico, destrucción, dolor, mucho dolor. La niña muerta, camina todavía, pero nada late en ella, su cerebro sólo supura venganza, su sangre seca es el látigo con el que quiere golpear a los que la mataron, no aprende, no entiende, sólo sabe su muerte, tiene el sabor óxido de los últimos momentos en la boca, en las noches de larga vigilia puede oler como de su cuerpo emana la putrefacción de la carne muerta, entre sus uñas tierra polvo, ruinas, el aire entra en sus pulmones cortante, la atraviesa, furioso de pasar por este cuerpo muerto.
La niña, alguna vez viva, es dolor. Sin espíritu, sin mente, la niña sólo es locura, salvaje, ojos rojos y manos nerviosas que buscan desesperadamente el cuchillo, el veneno, uñas endurecidas de rascar en las paredes que buscan carne blanda y fresca en la que hundirse, dientes que rechinan ante la exuberancia de la luz, de los vivos, sus cuentos alegrías historias sonrisas negadas para ellas, porque a los muertos se les niega todo. Y ella atrapada en este mundo por una ira y un dolor demasiados grandes para dejarla estar muerta con los muertos, con sus muertos, poseída, una aberración de muerte, sin descanso, sin mitigar nunca nunca.
Las marcas en sus piernas, manos, brazos, rostro, su fealdad de pelos crespos, su vientre hinchado y amorfo, sus grandes ojos por los que se sale la muerte, la locura, la ira, el veneno como pus, piel escamosa y granulienta.
A veces entre espamos llora, llora como niña que es al fin, niña sola y olvidada, dejada en la escuela, dejada en la casa, dejada en el coche, dejada atrás, un estorbo al que nadie cuidaba, niña que estaba sola cuando la muerte vino y toco sus pequeños pies con su dedos fríos, niña que lloraba a la que nadie escuchó mientras la muerte la poseía y la dejaba inerte, maltrecha. Pero la niña no se quedó dormida, se levantó violenta, loca y se volvió condenación, desolación, odiando mutilando sin perdón y sin nunca perdonar.
Porque mi nombre es dolor y mi sangre es venganza.
Monday, February 25, 2008
¿Y si esta muerte permanece? Mientras siga partida, desdoblada, mutilada, esperando anestesia, una señal.
Como decía, tal vez no soy el jinete, tal vez no está mi dragón de siete cabezas esperándome como pensaba. Tanto buscar el signo que me indique que la hora ha llegado para soltar a mis cuatro jinetes y todo este tiempo ha sido una búsqueda en vano. La señal soy yo.
Thursday, February 21, 2008
19.2.08
Este murmullo ronco, amargo, estas piernas que se doblan, esta boca seca.
Este dolor, esta sangre, estas vísceras.
¿Porque abrir los ojos?
Dormir, dormir, estar acostado con los ojos abiertos comiéndose el techo, el aire que entra cortante, el entumecimiento de los miembros.
Añorar lo nunca visto, extrañar, escupir en el recuerdo, maldecir la memoria, dejar que el cerebro supure mierda, cubriéndolo todo, ahogandolo todo.
En el centro, la reina condenada recorre con la mirada aburrida su reino desierto.
Saturday, February 16, 2008
Minutes
Febrero, ya, tan pocas líneas, pareciera que no hay nada por decir y sin embargo queda tanto por contar...
Dos meses ya, un dia mas, dos dias mas y de pronto una semana más. Todavía está ese gancho/pinza que me atrapa los intestinos y los retuerce y me trae un sabor amargo en la boca cada vez que pienso en él. Lo extraño tanto, como una niña, ojos muy redondos muy abiertos que no pueden contener las lágrimas. Cada vez que el heredero del holandés errante hijo de la pérfida Albión me hace enojar (lo que ocurre cada cinco minutos) tomo el teléfono y pienso en marcarle, para luego detenerme y darme cuenta de que no es posible. Otro síntoma de mi incipiente pérdida de la razón: tengo el folleto que nuestro querido Dr. nos dió para ilustrar la operación original. Entre papeles y cosas que sacamos del hospital al final venía ese papel y no parecía necesario dárselo a Lucha y lo aventé en mi cuarto. Por supuesto sigue ahí.
Pero esperaré a que llegue eso que llaman tiempo, que dicen que lo cura todo. En el inter, trataré de no escuchar a mi reloj, tic tac tic tac, que me marca horas y semanas y días y sangre y muerte, eludiré su castrante paso y empezaré a correr, un paso adelante de él. Me alcanzará, lo sé, nadie escapa y es inflexible, bien tengo su marca como prueba desde diciembre impresa en el espíritu, pero me escabulliré, hábil y conspicua, por una temporada y recolectaré historias y anécdotas para luego tener que leerle a todos mis muertos. Que soy injusta, a mis vivos también, que estos días viven y brillan a mi alredor casi cegándome, bellos y amorosos, mientras en mi rincón con mi sombrero de paja de hoja ancha y mi vestido blanco de algodón me siento y con acuarela pinto un retrato de todos nosotros en estos días de invierno, tan tristes, tan dulces, bajo este sol que quema y nos recuerda que el siguiente minuto nos está esperando.
Saturday, January 05, 2008
A

I dreamed about you last night. The whole night I saw your face. As usual you looked as young as you were last time we met, your hair long, crooked smile. In my dream we where happy. It was weird because it was almost as if you had returned from a very long trip and you were finally back. At first we were shy, didn´t know how to talk to each other and then some silly joke broke the tension and we were back to our own selves.
You were carrying me on your back and I was laughing.
Remember that night by the river? Do you remember the things we said?
Do you remember the promise we made next to CU´s water mirror?
I remember what you said to me on new year´s eve away from everybody.
I remember the look on your face when I told you of what I really had been ill. I remember the pain.
Do you remember that night on the rooftop? The night in the mountains? Do you remember the last time you touched my hair? I do.
You came late, as usual. All the girls where looking at you, as usual. You sat behind me and played with my hair all class. I remember looking back and smiling at you. Of what we talked later I can´t recall. Something about books and who knows what. There was this girl anxiously waiting for you, looking at me jealous. I remember we said how much we missed each other. You hold me and we said I´ll call you. I called you that week to your father´s house. I didn´t call your mother´s, I knew she was ill and for some silly reason I thought I would wait for you to go back to your other house.
You never did. Next time I saw you you were dead.
Why do you still appear in my dreams?
Are you with Colin? Is there some place where all the lost heroes of our hearts go to?
Please, I can´t talk to you right now. Go to your ghostly world and wait for me and I might pay you a visit, but leave this world to the living and don´t come in the night.
But don´t stop coming, I´m afraid I´ll stop remembering.



